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11/8/2009

Pensées écologiques et durables



Le pinceau à trois couches : Certains discours politiques nous inciteraient à peindre tout en vert pour voir la vie en rose ? Des petits malins, qui hier, étaient tout de rouge vêtus, se retrouvent aujourd'hui en habits verts (ce qui n'est pas très académique) ; l'observateur averti ne se laissera pas berner. Certains déçus auraient trempé leur écharpe orange dans une mixture valant teinture pour lui concéder la couleur de l'espérance. Les poètes branchés déclament désormais le célèbre vers "le bonheur est dans le pré "vert" cours-y vite…" Je m'étonne que certains agitateurs professionnels n'aient pas encore entrepris l'arrachage des drapeaux bleu, blanc rouge pour les repeindre en vert. Doit-on aussi implorer Saint-Pierre et Lucifer afin, qu'eux aussi, transforment le paradis et l'enfer en uni-vert !

Par goût, j'aime bien cette couleur ; je la trouve très joly jolie mais beaucoup moins par conviction politique.


"En vert et contre tous"
Je déplore une dérive dans le discours et le positionnement politique des verts. Je partage complètement le sentiment de John BADEN, Président Foundation for Research on Economics and the Environnement et membre du conseil international du ICREI lorsqu'il écrit :

"Là où les choses ne vont plus c'est lorsque, au nom de leur conception d'un ordre écologique, ils entendent imposer aux autres la vision du marché par le moyen d'un état contraignant et tentaculaire"

La bonne stratégie consiste à prendre en compte les 27 principes retenus par la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement qui s’est tenue à Rio de Janeiro au Brésil du 3 au 14 juin 1992, de les intégrer dans nos principes de gestion, de management et systèmes de gouvernance et de les convertir en véritable valeur complémentaire de progrès social et sociétal.


Développement durable, économie durable ou société durable ?
L'interdépendance de l'économie, du social et de l'environnemental et leur interopérabilité n'est plus à démontrer mais simplement à rappeler sans cesse. On ne peut pas balayer tel ou tel pan de l'économie avec les feuilles mortes et semer du gazon à la place. Le développement durable ne doit pas se concevoir à grands coups de marketing politique, commercial ou industriel, ou par des promesses incantatoires voire par des programmes électoraux opportunistes. Il s'imposera par son intégration dans nos cultures mais pas par une transmutation des valeurs, par une adhésion volontaire de toutes les personnes physiques, morales, publiques et associatives mais surtout pas par contrainte, par un comportement adaptatif et évolutif et non pas par un changement radical de société.

La symphonie du nouveau monde
: Nous avons une formidable opportunité pour influer sur notre destinée et celle de notre prochain. Le changement doit s'établir avec une planification stratégique drastique. Il faut imaginer des nouveaux systèmes de gouvernances modernes et adaptés, déterminer les étapes majeures, se fixer des objectifs ambitieux et créer de nouveaux indicateurs en corrélation.

11/7/2009

Claude LEVY-STRAUSS n'est plus


La Nouvelle République du centre Ouest titrait à la page 55 de son édition du 4 novembre 2009 :

"La mort du dernier géant de la pensée Française" Claude LEVI-STRAUSS est décédé.

Je me limiterai à reprendre une de ses déclarations qui me semble stigmatiser la problématique d'aujourd'hui.

"Nous sommes dans un monde auquel je n'appartiens déjà plus. Celui que j'ai connu, celui que j'ai aimé, avait 1,5 milliard d'habitants. Le monde actuel compte 6 milliards d'humains ; ce n'est plus le mien."

Il a résumé en quelques mots simples, le sérieux talon d'Achille de notre monde en ce début de 21ème  siècle.


12/7/2008

Remerciements, changement, avertissement, prolongement et aboutissement

 

Remerciements : A ce jour, vous avez été très exactement 6000 fidèles lecteurs « uniques » à visiter ce blog. Je vous remercie chaleureusement toutes et tous de la confiance que vous m’avez conférée à travers cette fréquentation assidue.

 

Changement : L’aventure continue car on n’arrête pas un blogueur en chemin. La CCI a décidé de moderniser son mode de communication afin de mieux dialoguer, partager et échanger. Des supports numériques modernes sont utilisés pour mettre en ligne plusieurs publications que sont « le mag, les news, et les blogs ». Donc après le déclic, viens le clic et ensuite ça devient cyclique ; Magique !

 

Avertissement : Avis à tous les lecteurs, nouveaux ou anciens ! L’activité rédactionnelle liée à mon mandat consulaire se poursuit et sera désormais transférée sur un nouveau support.

 

Prolongement : L’irrésistible besoin de communiquer m’amène à poursuivre l’activité de ce blog à des fins personnelles. La démocratie, c’est avant tout le droit d’être, la liberté de penser et l’obligation d’agir. Le respect et la contradiction peuvent s’additionner pour donner naissance à des solutions alternatives et constructives. C’est dans cet état d’esprit que j’entends développer cette nouvelle activité. Donc, à tous, à fort bientôt.

 

Aboutissement : L’enrichissement du débat doit se concentrer sur l’amélioration de trois domaines fondamentaux : l’activité sociale, économique et environnementale. Ainsi, nous pourrons envisager un développement viable, des échanges équitables pour imaginer un monde plus vivable.


11/10/2008

Hommage aux poilus et à mes deux Grands-Pères

 

Le lundi 17 mars 2008, la France a rendu un émouvant hommage au dernier poilu, Lazare Ponticelli, décédé à 110 ans, ainsi qu'à ses 8,5 millions de camarades morts pour la France. Plus de 1,3 million de militaires décédés au cours de la Grande Guerre et ayant obtenu la mention " Mort pour la France " figurent sur une base de données nommée « MEMOIRE DES HOMMES » Elle a été constituée par la numérisation et l'indexation des fiches élaborées au lendemain de la Première Guerre mondiale par l'administration des anciens combattants et aujourd'hui conservées par la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du ministère de la défense. La mention " Mort pour la France " est accordée, suivant certaines conditions, en vertu des articles L 488 à L 492bis du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre.

 

Aujourd’hui, 11 novembre, je ne peux rester insensible à cette respectueuse commémoration sans penser aussi à mes deux Grands-pères. L'un, Pierre Hyppolyte CAUHAPE est mort à Loupeigne près de Verdun. Le seul souvenir que je possède de lui est cette fiche ci-dessous que je viens de télécharger à partir du site du ministère de la défense. Le second, Joseph MASSOT est mort quelques années après la guerre des suites de ses blessures.

 

A mon tour, je m'associe à cet hommage et je leurs dédie le célèbre poème d'Arthur Rimbaud.

 

"le dormeur du val"

 

C'est un trou de verdure où chante une rivière

Accrochant follement aux herbes des haillons

D'argent ; où le soleil de la montagne fière,

Luit ; c'est un petit val qui mousse de rayons.

 

Un soldat jeune bouche ouverte, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

Pale dans son lit vert où la lumière pleut.

 

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

Nature, berce-le chaudement : il a froid.

 

Les parfums ne font plus frissonner sa narine ;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille. Il a deux trous rouges au coté droit

 

Arthur Rimbaud

 

grand-pere-cauhape 

 

Et revoilà l'A 10 bis

 

Dans un article du 8 novembre, la Nouvelle République titre en page 6 « Et revoilà l’A10 bis ». Le rédacteur, François BLUTEAU précise que « le 12 septembre dernier, l’unanimité semble s’être dégagée sur le principe de l’A10 bis ».

Enfin en Touraine, terre d’équilibre, nous arrivons à nous mettre d’accord autour d’un dossier majeur (Merci Monsieur le Préfet). Il faudra ensuite convaincre le gouvernement d’inscrire ce dossier au schéma national des infrastructures qu'il va soumettre au Parlement. 

Lorsque toutes ces étapes seront franchies, il faudra se mettre encore d’accord pour que tout aille très vite car sur ce type de chantier, nous avons été habitués à ce que tout aille très lentement. Alors il ne faudra pas de se lasser de répéter …A10 bis repetita placent* !

*Les choses répétées, redemandées, plaisent (Horace, Art poét., v. 365).

 

A10bis

10/21/2008

Présentation du Plan France Numérique 2012

plan_numerique_2012

Eric Besson trace les grands axes du plan France Numérique 2012.

Ce plan se résume en 4 axes stratégiques, 4 priorités, 10 commandements et 150 actions à savoir :

 

4 grands axes

      • Les infrastuctures
      • Le développement des contenus
      • Les usages d’internet
      • La gouvernance

4 priorités

      • Permettre à tous les Français d'accéder aux réseaux et aux services numériques,
      • Développer la production et l'offre de contenus numériques,
      • Accroître et diversifier les usages et les services numériques dans les entreprises, les administrations, et chez les particuliers,
      • Moderniser notre gouvernance de l'économie numérique.

10 commandements

1.       la couverture totale du territoire en haut débit d'ici 2012, avec la mise en place d'un droit d'accès opposable (un débit de 512 kb/s minimum pour un tarif maximum de 35 €/mois)

2.       le passage à la télévision numérique (arrêt de la télévision analogique fin 2011 et attribution d'une partie des fréquences libérées - le dividende numérique - à de nouvelles chaînes HD ou mobiles, le lancement d'une procédure d'attribution dans la gamme 790-862 Mhz)

3.       le développement du très haut débit (fibre) par la mutualisation et la coopération entre opérateurs

4.       la lutte contre la fracture numérique ;

5.       la mise en place d'un environnement favorable aux entreprises du numérique.

6.       le respect du droit d'auteur et le développement des contenus

7.       la formation au numérique des citoyens, notamment des plus jeunes dans les écoles

8.       la sensibilisation et l'aide aux TPE/PME

9.       le développement de prestations dématérialisées par l'administration française et le passage à l'IPV6 dès 2009 pour les marchés publics de l'Etat

10.   la rationalisation de la gouvernance d'internet (mise en oeuvre d'une politique globale du numérique).

 

150 actions à Télécharger le plan en PDF sur le site : http://francenumerique2012.fr/

9/9/2008

"Mondialisation, les atouts de la France"

 

Au cours d'une conférence organisée à Tours le 8 septembre 2008, nous avons eu le plaisir de recevoir Monsieur Jacques MARSEILLE, Historien économiste, professeur à l'université Paris I -Sorbonne.

Il nous a apporté une grande bouffée d’air frais et un souffle d’optimisme à l’heure ou le moral des Français n’a jamais été aussi bas. En préambule, il nous démontré l’écart existant entre les faits et la perception des faits puis a listé, avec des commentaires appropriés et pertinents, quels étaient les atouts de la France face à la mondialisation.

 

    • Sa démographie (exp : 1,94 enfant par femme, contre 1,36 en Allemagne)
    • Sa géographie (façade maritime, plateforme logistique, etc)
    • Ses activités de pointes (ferroviaire, aviation, construction maritime, etc)
    • Ses activités traditionnelles (luxe, mode, gastronomie, viticulture, etc)
    • La marque « France » et le tourisme (1ère destination touristique du monde)
    • Le désir d’entreprendre

Selon Jacques Marseille, deux phénomènes colossaux sont à prendre en compte dans l’analyse sur la mondialisation :

    • Internet : grâce à ce procédé, le consommateur reprend la main. Par ailleurs, les boutiques virtuelles sont ouvertes au monde entier et 24 h sur 24.
    • Par ailleurs, la chine bouscule l’ordre mondial avec ses 1 milliard 300 millions d’habitants. Cette puissance est en marche à la conquête du monde avec ses activités industrielles, économiques, touristiques, sportives, culturelles, etc.

Un grand merci à notre intervenant et charge à nous de cultiver la rémanence de ce regain d’optimisme procuré par cette brillante et mémorable soirée.

 

Dans ce même ordre d’idée et pour consolider l’exposé de Monsieur Jacques Marseille, je vous propose la lecture des documents joints.

 

http://www.cerna.ensmp.fr/Documents/PNG-EFP-OB-Luxe.pdf

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_France

http://www.aujourdhuilachine.com/

http://www.lepost.fr/article/2008/01/04/1077549_les-jeunes-francais-ont-le-moral-en-berne.html

 

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6/27/2008

Quelles réformes pour rendre la France compétitive ?

Une intervention de Christian SAINT-ETIENNE
Professeur des universités et économiste de renommée internationale

  

Le mercredi 25 juin dernier à Orléans, une conférence était organisée sur le thème « Quelles réformes pour rendre la France compétitive » Christian Saint-Etienne est consultant en stratégie économique et financière pour les entreprises au sein du Conseil StratégiqueEuropéen SA. Il a travaillé comme économiste au F.M.I.à Washington et l’O.C.D.E à Paris. Il est aussi Professeur à l’université François Rabelais de Tours et à Paris Dauphine. Vous pouvez retrouver l'ensemble de ses publications et de ses articles sur son site Internet (lien hypertexte ci-dessous)

 

Christian Saint-Etienne nous a expliqué son analyse de la situation économique française et nous a présenté quelques unes de ses propositions pour retrouver la voie de la croissance et de l’emploi.

 

Selon lui, la France rencontre une problématique d’offre et non de demande. Elle doit encourager le développement des PME car ce sont elles qui pourront redonner de l’élan à nos emplois et à nos exportations. Il a notamment fustigé l’ISF et préconisé une réforme des retraites, une reprise en main des dépenses publiques, et l’encouragement des PME, par la recherche, mais aussi par une nouvelle réglementation sur les délais de paiements.

 

Etayée par de nombreux chiffres, son analyse a apporté aux élus et aux chefs d'entreprises présents un éclairage utile pour leur rôle et leurs orientations à venir. 

 

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Site internet de Monsieur Christian SAINT-ETIENNE : http://www.christiansaint-etienne.com/




6/26/2008

Les assises du numérique "Ecouter et agir"

Dans ce monde qui bouge, nous ne devons pas rester passif et spectateur. Il faut nous adapter sans cesse, nous remettre en question, comprendre et anticiper l’évolution ou plus exactement la révolution que nous vivons. Paul Morand dans son livre "1900" écrivait déjà : « Les idées circulent, la France ne leur a pas donné naissance ; mais, à son habitude, elle les a classées, réparties, rendues portatives et redistribuées. La France explique le coup plutôt qu’elle ne le porte » Le temps est révolu d’expliquer, nous devons bouger, agir.

 

En lançant les « Assises du Numérique », Eric Besson Secrétaire d’Etat à l’économie numérique prend une initiative courageuse qu’il convient de saluer à plusieurs titres:

Sur le fond : elle va permettre d’ouvrir un double débat : d’une part sur la prise de conscience dans les entreprises que les TIC sont un moyen d’agir sur la croissance et la productivité quelque soit leur taille. D’autre part, elle peut pointer la nécessité d’adapter les équipements de nos territoires à la hauteur des enjeux auxquels nous devons faire face comme le souligne le rapport Attali à propos de l’équipement en Haut Débit.

Sur la forme, elle démontre que lorsqu’il faut aller vite l’Etat à la capacité de mobiliser des moyens – ce qui prouve d’ailleurs qu’il est bien en train de se réformer – et que c’est en consultant, échangeant, mutualisant les expériences de chacun que les solutions vont émerger. N’oublions pas ce que le Cardinal de Richelieu disait : « Il faut écouter beaucoup et parler peu pour bien agir ».

 

J’ai noté dans une conférence qui s’est déroulée au Webcom de Montréal en 2008 autour de l’entreprise web 2.0 deux déclarations qui démontrent la nécessité de prendre conscience des mutations qui s’opèrent et de modifier rapidement notre approche traditionnelle des choses :

- La première note précise que c’est au sein d’une organisation informelle que se fait la majorité du travail dans les entreprises et que survient l’innovation. Comprendre les modes collaboratifs (comme par exemple le web 2.0) permet de rendre cette organisation informelle plus visible et donc de mieux comprendre et maîtriser dans l’entreprise les process d’innovation.

- La seconde est que pour vraiment innover, il faut des équipes multidisciplinaires et pas seulement des spécialistes. Pour rassembler ces acteurs aux compétences variées et horizons divers, les réseaux sociaux sont un moyen pour une entreprise de s’assurer que les partages du savoir et d’expériences qu’ils fédèrent sont un réel atout pour faire jaillir les idées les plus pertinentes mais aussi s’assurer des modalités d’application.


Notre monde connaît des mutations profondes et rapides que nous constatons quotidiennement. Ces évolutions s’appellent « réforme du contrat de travail », « loi de modernisation de l’économie », « globalisation des échanges », « flambée du prix du pétrole » « révolution numérique » ; elles obligent nos entreprises à s’adapter à leurs nouveaux marchés, à innover sans cesse, à aller de plus en plus vite. 

 

                              eric-besson[1]




11/13/2007

Lu dans la presse du 12 novembre - A lire et à relire

 

La culture générale enrichit l’entreprise
A priori, culture générale et entreprise n’ont pas grand chose à voir, et nombreux sont les patrons qui la réservent à un usage simplement social, celui de briller en société (Les Echos, 09/11). Avec un retour sur investissement non mesurable, la culture générale est le plus souvent cantonnée dans l’entreprise à des champs très spécifiques : mécénat, cours sur le pays pour les cadres candidats à l’expatriation... Pourtant, une bonne culture générale génère hauteur de vue, capacité d’analyse et de mise en perspective. Autant d’éléments susceptibles de faire la différence avec un concurrent quand les seuls savoir-faire et techniques ne suffisent plus. C’est pourquoi, de plus en plus de groupes consentent depuis peu à payer des intervenants spécialisés (Culture & Sens, Culture Majeure, Mona Lisa, Togeth’art...) pour inculquer de la culture générale aux salariés



11/1/2007

LE DEVELOPPEMENT DURABLE


Définition du développement durable : c'est un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre  la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de "besoins" et plus particulièrement des besoins des plus démunis, à qui il convient de d'accorder la plus grande priorité, et l'idée des limitations que l'état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l'environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.

Developpement durable 

Le Grenelle de l'environnement : les travaux sont terminés et au-delà des options retenues par le gouvernement, ce forum a eu l'avantage de ranimer la flamme « verte » auprès de l'opinion publique et on ne peut que s'en réjouir. La CCIT a positionné le développement durable au coeur de son plan stratégique quinquennal. Vouloir disserter sur l'épuisement des énergies fossiles, sur le réchauffement de notre planète ou sur le traitement de déchets est inutile car des plumes expertes ont fait déjà couler beaucoup d'encre.

Le triptyque incontournable :

Economique : Le dépôt des comptes de résultats et des bilans au greffe du Tribunal de Commerce n'est plus vécu comme une contrainte mais comme un usage. Les grosses sociétés compilent ces chiffres agrémentés de commentaires et réalisent un fascicule dédié aux salariés, clients et partenaires. Pour les plus communicantes, cette parution fait l'objet d'une rubrique sur leur site WEB. Certaines collectivités locales et territoriales communiquent leur bilans et, pour certaines, de façon exemplaire.
Social : Le bilan social est obligatoire (art. L 438-1 du code du travail) ainsi que la GPEC (loi Borloo du 8/01/05) pour les entreprises de plus de 300 salariés. Il n'est pas certain que ces dispositions soient toujours respectées, contrôlées et encore moins sanctionnées. Les effets de seuil sont pervers car trop d'entreprises se limitent dans leur développement pour échapper à ce type d'obligations. Par ailleurs, ces bilans ne démontrent pas toujours qu'il y a corrélation entre les actions sociales et l'amélioration de la rentabilité.
Environnemental : le bilan environnemental se caractérise comme étant "une approche analytique et systématique qui prend en compte les relations entre les différents éléments, leurs effets réciproques ainsi que les effets de compensation, de synergie et d’antagonisme. Il concerne notamment la réduction des impacts directs et indirects sur l’environnement". Les grandes sociétés, principalement celles côtées en bourse, ont opté pour les certifications environnementales et l'établissement dudit bilan. D'autres prennent l'initiative d'établir leur propre cahier des charges, réalisent un bilan comparatif et évoltif.

Un bilan consolidé : Un crédo, un espoir ou une légitimité : Soyons courageux et ambitieux et entraînons toutes les entreprises dans cette dynamique y compris les collectivités locales, territoriales et les administrations. Il faut élaborer un bouquet de propositions incitatives pour emporter la conviction de tous les acteurs socio-économiques à établir un bilan consolidé pour augmenter au fil du temps l'aire de convergence des trois domaines sociaux, économiques et environnementaux en cohérence avec la politique locale, régionale et nationale.

histogramme de contrôle du développement durable


Une volonté politique : L'économique, le social et l'environnemental, constituent le socle du développement durable ; ce concept a été construit à partir d'une approche consensuelle (art. L.110 code de l'environnement) C’est plus qu’un état d’esprit ou une profession de foi, c’est une nouvelle philosophie pour notre société moderne et un fabuleux espoir pour notre prochain. Un début de fil rouge intergénérationnel a commencé à être tressé avec la fibre du bon sens, du respect, du partage et de la solidarité. Les sciences et les techniques joueront un rôle important pour faire progresser notre cadre de vie. L’éthique doit prendre une place prépondérante dans nos structures pour modérer et équilibrer les trois composantes du développement durable et assurer son essor.  Nous devons être prudent car le temps n'est pas un allié ; la ténacité luttera contre l'érosion et la sagesse évitera les dérives. Notre responsabilité deviendra alors Sociétale.

La référence : les normes qualifiantes

  • ISO14001 Environnement

  • ISO9001, version 2000 management par la qualité

  • OHSAS Sécurité

  • SA 8000 Ethique

Site à consulter sur le sujet :
Site du grenelle de l’environnement :
http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/




5/25/2007

L'intelligence collective


« Un nouveau système économique se fait jour avec un mode de fonctionnement en réseau, et une mutualisation des savoirs, des compétences et des expériences » observe Yves Massot, vice-président de la CCI de Touraine. « Ces mutations impactent fortement le fonctionnement de l’entreprise et modifient les règles du jeu de la compétitivité ». Pour accompagner cette mutation, et notamment faciliter le travail en réseau des entreprises qui adhèrent à l’un des pôles de compétitivité, la CCI organise une plate-forme d’échanges, dite « plate-forme collaborative ». Cet outil sera destiné, via internet, aux entreprises, aux consultants, aux enseignants, aux chercheurs, aux collectivités, entre autres acteurs économiques, qui pourront adhérer aux « communautés » de leur choix, partager expériences et connaissances, créer une synergie favorable aux affaires, à l’innovation, à la création de nouveaux produits et services et même bénéficier d’une veille stratégique. A ce jour, les communautés sont identifiées. La plate-forme s’organise pour une ouverture en septembre.

4/4/2007

Réflexions autour des 35 heures

Le comportement des salariés peut se catégoriser de la façon suivante :

Il y a tout d’abord ceux qui ressemblent étrangement aux mercenaires. Ils n’ont qu’un seul but ; le maximum de profit en un minimum de temps et de moyens. Pour y parvenir, rien ne les arrête même pas la législation du travail. Il n’ont pas de patrie, pas de religion, pas de sentiments et ne respectent rien surtout pas la qualité. Il n’est donc pas question de leur faire appliquer les 35 heures.

En second lieu, il y a les personnes qui ont pris leur sort en main. Elles ont choisi leur métier, leur filière, leur employeur, leur environnement, leurs tâches, leurs objectifs et se soucient de leurs résultats qu’ils soient qualitatifs ou quantitatifs. Leur référence n’est donc pas le temps de travail mais la motivation, le goût du travail bien fait, la collaboration, le respect des objectifs. Leur polygone de sustentation  est constitué par l’appartenance, l’apprenance et la performance. En obligeant l’application des 35 h à tous ces salariés, Martine AUBRY a voulu leur greffer une pendule dans le cerveau ; c’est un  acte criminel ! Heureusement, leur discernement a évité l’opération chirurgicale et leur autonomie a légitimé leur temps de travail.

La dernière catégorie est constituée par les gens qui respectent très scrupuleusement les 35 heures. Certains d’entre eux anticipent même une future et probable diminution d’horaire. Tous les matins au petit déjeuner, ils fêtent la Sainte Martine et n’ont que pour horizon la débauche et la fin du mois. Leur sort est entre les mains de l’état qui bien sur ne fait rien pour eux. Ils sont reconnaissables car ils vont au travail en traînant la semelle et ils en sortent en courant. Ils parlent entre eux de conditions de travail, de salaires, de revendications diverses et variées et de loisirs. Comme l’employeur est par principe un exploiteur, les syndicats font élection de domicile à leurs côtés et transforment les situations conflictuelles en choux gras.

Une vieille règle de management rappelle que l'on a les collaborateurs qu’on mérite. Peut-on en déduire qu’il y a aussi trois catégories d’employeurs ? 

Rappelons que la lutte contre le chômage était la finalité de cette loi. Le but a-t-il été atteint ? Et bien non ! Paradoxalement, ce serait plutôt le contraire. Par hantise du surcoût généré par les 35 heures, une campagne drastique d’économies a été réalisée et une analyse systémique de l’amélioration de la productivité a été entreprise ; la délocalisation a sauvé la mise de ceux qui n’y sont pas parvenus.

Comme quoi la thèse et l’antithèse sont parfois génératrices de foutaise.

3/30/2007

Développement durable


Au gré de mes recherches sur Internet, j'ai découvert le discours du Président de l'Académie des sciences Edouard BREZNI prononcé au cours de la séance solennelle de la remise des prix en novembre 2006. Il concluait en ces termes :

"Oui la science est bien la seule méthode qui nous ait été donné pour appréhender l'Univers auquel notre sort est attaché."

En première lecture cette formule paraît séduisante et habillement construite. Après analyse, elle est insuffisante. Malheureusement, l’histoire démontre que certains demeurés ont utilisé la science à des fins que l’éthique, la justice, l’écologie, la paix et l’histoire réprouvent.

De plus, les dérives collectives environnementales non maîtrisées, non sanctionnées et irréversibles mettent l’équilibre et l'écologie de notre planète en jeu. Certes, la science est la seule méthode pour mieux appréhender l'univers ; faut-il préciser qu'elle a été déployée par l'homme. Il doit donc l'utiliser exclusivement pour améliorer son cadre et sa qualité de vie, favoriser son épanouissement et son bonheur, pour tous ses congénères et son prochain.

L’homme doit être maître de son destin... et le demeurer.